Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Compteur

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog

Archives

Merci à

Image Hosted by ImageShack.us

Articles Récents

Catégories

16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 11:12
 (1790-1832)


Image Hosted by ImageShack.us

 

Je passe volontairement sur sa biographie pour parler plus particulièrement de ses recherches sur les hiéroglyphes qui sont bien plus intéressantes !

 
Le début des recherches


 

En 1809, Jean-François Champollion commence à recenser dans les ouvrages du passé tout ce qui ressemble à des fac-similés de papyrus ou de bandelettes de momies. Il réalise deux grammaires du copte, l'une du saïdique, l'autre du bohaïrique, ainsi qu'un dictionnaire dans lequel les termes sont classés par racine.
En 1814, il est parvenu à identifier quelques groupes, généralement des épithètes, dont «dieu parfait» qu'il traduit par référence à la version grecque. Il note également comment les Égyptiens évoquent l'idée du pluriel .

 
Première étape : une écriture alphabétique


 

En 1821, Champollion s'attèle alors au déchiffrement des hiéroglyphes et dresse un tableau des correspondances entre les signes hiéroglyphiques et les signes hiératiques. La même année a lieu la communication de deux documents déterminants pour ses recherches.
L'un est issu de la collection de papyrus Casati. Rédigé en démotique et en grec, il date du règne de Ptolémée VII Evergète II. En comparant certaines de ses séquences avec d'autres, Champollion reconnaît le nom de Cléopâtre mentionné à trois reprises. L'autre est un document bilingue en hiéroglyphes et grec. Il s'agit d'une copie de l'obélisque de Philae rapporté en 1819 par Giambattista Belzoni.

 

Champollion s'inspire des travaux de Young dont l'attention s'était portée sur un épithète figurant derrière le nom des souverains lagides, identifié à la séquence grecque de la pierre de Rosette par «vivant à jamais, aimé de Ptah».Toutefois, le découpage de Young s'avérait très aléatoire et certains signes lui semblaient inutiles.

 

Reprenant ce schéma, Champollion cherche à rendre compte du fait qu'à toutes les époques, les Égyptiens abandonnent souvent ce qu'il considère encore comme des voyelles mais qui sont en fait de consonnes faibles employées pour rendre les valeurs vocaliques du grec.
Il en déduit que seules les voyelles les plus sonores du mot grec sont transcrites en égyptien à l'aide de semi-voyelles. PTOLEMAIOS devient ainsi PTOLMYS.

 

Sur l'obélisque de Philae il reconnaît d'après la traduction grecque le nom de Cléopâtre.

 

Ainsi, il trouve les valeurs alphabétiques des 11 signes : 7 rendent des consonnes, 4 des voyelles ou semi-voyelles. Il connaît également la marque du féminin : un pain correspondant à la consonne T et un œuf de canne qui ne se prononce pas.

 

Les mois suivants, Champollion applique son alphabet à tous les noms des Ptolémées et des Césars qu'il a pu relever sur les monuments publiés.

 

Tout en restant convaincu que l'écriture reste essentiellement figurative et que les signes phonétiques n'apparaissent qu'à l'époque gréco-romaine pour transcrire les noms étrangers, il arrive à deux conclusions :

 

- L'écriture égyptienne assemble les signes des consonnes sans s'inquiéter des voyelles que l'orthographe grecque exige.
- Certains signes totalement différents par l'aspect expriment cependant le même son.

 

Deuxième étape :une écriture également figurative

 

Cependant, en comptant le nombre de signes sur la pierre de Rosette, soit 1419 signes hiéroglyphiques pour rendre 486 mots grecs, il déduit que les hiéroglyphes ne pouvaient transcrire uniquement des mots ou correspondre chacun à des idées.

 

L'année 1822 sera décisive pour ses recherches. L'architecte Jean-Nicolas Huyot, qui s'était rendu à Abou Simbel où il avait relevé un grand nombre d'inscriptions dans le temple de Ramsès II, en fait parvenir toute une collection à Champollion.

 

Un cartouche attire tout particulièrement son attention. Il identifie facilement les deux derniers signes (S) présents dans le cartouche de Ptolémée.
Le premier signe, un cercle pointé, semble représenter le soleil. Or en copte, le soleil se dit «ra».
Reste le signe central qui est présent sur la pierre de Rosette dans un mot traduisant le mot grec «anniversaire». Champollion le rapproche du copte hou-micé qui signifie «jour de naissance». Il en déduit que ce signe correspond au mot copte micé qui se traduit par «naître, mettre au monde».
Il est alors en mesure de transcrire «Rê-mes-es-es», Ramsès, cité par Manéthon, Tacite et l'Exode. Il peut même le traduire : «le soleil (Rê) l'a mis au monde».

 

Dans les documents de Huyot, il découvre un autre cartouche, copié au temple d'Amada en Nubie, qui va lui permettre de vérifier directement sa théorie :

 

Il retrouve le «es» final et le «mes» du milieu. Le premier signe, un ibis, est l'animal sacré de Thot. Ce qui donne «Thot-mes-es» c'est-à-dire le nom du pharaon que les Grecs appellent Thoutmosis.

 

Contrairement à ce qu'il avait pensé auparavant et à l'idée qui avait fait échouer ces prédécesseurs, Champollion arrive à la conclusion que l'écriture des monuments antérieurs à l'époque gréco-romaine est à la fois symbolique et alphabétique. Elle emploie simultanément :

 

- des idéogrammes, signes figuratifs comme Rê ou Thot
- des signes alphabétiques, soit syllabiques comme «ms», soit phonétiques comme «s»
- et, chose qu'il découvrira plus tard, des déterminatifs, signes additionnels qui précisent le sens ou la prononciation du mot.

 
La consécration


 

Le 27 septembre 1822 Champollion est invité à faire l'exposé de sa découverte aux académiciens réunis en séance extraordinaire.

 

En 1823, il publie son Panthéon égyptien. Un an plus tard paraît le Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens qui reprend toutes les connaissances que Champollion a acquises sur le système d'écriture égyptien.

 

En 1826, Il est nommé conservateur de la section égyptienne du musée Charles X du Louvre.

 

Le 2 juillet 1827, il embarque enfin pour l'Égypte pour un voyage de dix-huit mois d'où il reviendra chargé d'une masse de notes, traductions, de textes, récits historiques…

 

Rentré à Paris il investit les fonds alloués par la Maison du roi et les divers ministère dans les fouilles et l'acquisition de monuments égyptiens. Le 7 mai 1830, il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Le 12 mars 1831, il prend la chaire d'archéologie créée spécialement pour lui au Collège de France.

 

Les monuments d'Égypte et de Nubie, quatre volumes de dessins et de relevés, commencent à paraître avant sa mort. Mais sa Grammaire égyptienne et son Dictionnaire égyptien seront publiés à titre posthume.

Partager cet article

Repost 0
Published by OSIRIS - dans Egypte
commenter cet article

commentaires

neferkiki 18/02/2006 21:09

ah ce cher champollion sans qui toutes ces merveilles n'auraient eu aucune signification !
j'ai vu que tu m'avais mise dans tes liens, merci ! je cours en faire autant sur mon blog !

Rej 16/02/2006 16:48

c'est parce que tu l'as mis en tout petit, on ne le voit pas bien !! ou alors c'est parce que j'ai encore besoin de vacances... ;-)

Osiris 16/02/2006 12:56

hihihi Réj !!!! Ca ne te vas pas les vacances !!!! Il est là mon cerf brodé !  Bizoux !!!

Rej 16/02/2006 12:52

Et bien on en apprend des choses ! Ca m'a rappelé la place Champollion à Figeac, l'une des étapes sur le chemin de St Jacques. Quand nous montres-tu ton petit cerf brodé ?