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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 14:06


Bonjour à toutes !!!

Comme promis, voici un petit article sur l'Egypte avec un chapitre supplémentaire sur la Nubie, la région que je préfère ...

Je vous souhaite un excellent week-end ...


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Jamais les termes de folie et de démesure n'auront mieux convenu à un édifice antique qu'à Abou-Simbel, deux temples directement taillés dans la roche, en plein coeur du désert Nubien.


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Plus de trente siècles après leur édification, alors qu'ils étaient en passe de disparaître totalement sous les eaux du lac Nasser, de grands travaux furent entrepris par l'UNESCO afin de sauver les temples d'Abou-Simbel. Découpés en mille trente-six blocs numérotés, puis remontés à 60 mètres de leur emplacement initial, sur une superstructure en béton, ils retrouvèrent leur orientation primitive.


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La façade du grand temple (celui de Ramsès II) consacre à jamais la gloire du pharaon. Il est représenté sous la forme de quatre statues colosssales, atteignant chacune 22 mètres de hauteur, directement taillées dans la falaise. A leurs pieds se tiennent des statues de la famille royale, tandis que les noms des ennemis de l'Egypte et des pays vaincus sont gravés sur les parois latérales des socles.

Au-dessus de la porte d'entrée, le dieu Rê, coiffé du disque solaire, reçoit l'hommage de Ramsès.


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L'intérieur du temple est tout aussi impressionnant. Huit piliers représentant le pharaon dans une position osiriaque soutiennent un plafond peint représentant des vautours aux ailes déployées. Sur les murs de ce pronaos figure une représentation de la célèbre bataille de Kadesh, au cours de laquelle Ramsès II triompha des Hittites.


Image Hosted by ImageShack.usRamsès II debout sur son char à la bataille de Qadesh. Ce relief se trouve dans la première salle à piliers du Grand Temple.


Image Hosted by ImageShack.us             Ennemis Nubiens prisonniers à genoux.


Plus que jamais dans l'Egypte pharaonique, la fusion entre le dieux et le pharaon est totale, le profane rejoint le sacré. 

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Dans le sanctuaire, Ramsès II s'est fait représenter déifié aux côtés des statues de trois autres dieux : Ptah, Rê-Horakthy et Amon.

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Le petit temple est consacré à la reine Néfertari représentée sous les traits de la déesse Hathor.

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C'est le seul exemple de temple dédié à une épouse royale.


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Sur la façade du temple, Ramsès II est représenté quatre fois, tandis que son épouse Néfertari, fait unique dans l'Egypte antique, est représentée deux fois avec une taille identique.



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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 21:07

Presque tous les visiteurs de Kôm Ombo arrivent par bateau en provenance d'Edfou ou d'Assouan. Ils viennent donc de voir ou découvriront bientôt le plus grand et le mieux préservé des temples ptolémaïques égyptiens, le temple d'Horus à Edfou, ainsi que ceux de Philae, d'Esna, de Dendera et de Deir el-Medineh.


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En comparaison, les reliefs du temple de Kôm Ombo sembleront bien ordinaires. Les visages semblent gros, mal faits, les jambes et bras ressemblent à des grosses saucisses, les nez sont droits et étroits, les corps mal proportionnés... Dans une certaine mesure, il s'agit là de caractéristiques propres à tout l'art ptolémaïque.

Néamoins, aucun site ne bénéficie d'une aussi belle localisation que Kôm Ombo. Situé en hauteur, ce site offre une vue splendide sur le Nil bleu et les champs émeraude auxquels succède le désert doré.


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Lorsque la lumière frappe les murs du temple, les reliefs sont remarquablement mis en valeur.
Kôm Ombo est un site dans lequel il faut déambuler pour apprécier son architecture.

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Kôm Ombo dont le nom vient du copte Umbo et de l'égyptien Nubi, est un grand village bâti à la lisière d'une vaste étendue de terres agricoles au départ de la route menant dans les mines d'or du désert, qui est aussi une route caravanière menant aux oasis de l'ouest et au Soudan. Les vestiges du village sont encore visibles dans les champs au nord et à l'est du temple. On dit que l'armée romaine entraîna  les éléphants utilisés en Afrique du Nord sur ce site.

Sur le fleuve, juste en face du temple, de petits îlots et bandes de sables sont visibles la plus grande partie de l'année.
Dans l'Antiquité, elles abritaient de nombreux crocodiles et la ville était étroitement associée à Sobek, le dieu crocodile.

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Bâti à la période ptolémaïque, le temple est double : sa moitié gauche est consacrée à Sobek et sa moitié droite à Horus l'Ancien Haroëris.

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Le temple offre au regard des tableaux d'offrandes,

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des inscriptions dédicatoires, des scènes astronomiques et des représentations d'instruments chirurgicaux.

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Le Nil s'est déplacé vers l'est au cours des quinze siècles écoulés et des portions du 1er pylône et des premières cours ont été détruites.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 06:40


Edfou est le mieux conservé de tous les temples égyptiens et le plus grand après Karnak.


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Son mur d'enceinte, son pylône, comme ses cours, ses colonnades et ses salles hypostyles , sont un exemple parfait de l'architecture des sanctuaires de l'Egypte antique.


Il est entièrement consacré au culte de l'une des plus anicennes divinités égyptiennes : Horus, représentée sous la forme d'un faucon.

 

Les Grecs assimillèrent le faucon Horus au dieu Apollon.

Chaque année, lors de la fête de la "bonne rencontre", Horus recevait la visite de son épouses, la déesse Hathor, à laquelle le temple voisin de Dendérah était consacré.

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L'intérieur du temple est une véritable encyclopédie liturgique.
Les différentes étapes du culte divin sont détaillées sur des murs de hiéroglyphes.
Outre la description des offrandes faites chaque jour au dieu par les prêtres et la narration précise des grandes fêtes annuelles, on y trouve des recettes de parfums et d'onguents destinés à l'onction des statues divines.


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Une reproduction d'une barque sacrée se trouve à l'intérieur du naos.


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Les chapiteaux des colonnes sont tous différents sur une même aile, mais possèdent leur réplique sur la colonnade opposée.

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Au XIXème siècle, lorsqu'il fut découvert, le temple d'Edfou était presque entièrement envahi par les sables. Il fut dégagé par les archéologues français Mariette et Maspéro.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 20:13

L'île de Kitchener est une des deux plus importantes îles du Nil à Assouan avec l'île d'Eléphantine.


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L'île a été donnée à Horatio Kitchener en remerciement de ses services lors de la campagne du Soudan (1896-1898).


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Avec l'aide du ministre de l'Irrigation, Kitchener a rapidement transformé cette petite île d'environ 750 mètres de long, en un véritable oasis de verdure au milieu du Nil. Le jardin botanique qu’il a aménagé mêle les espèces méditerranéennes aux plantes tropicales d’origines africaine ou asiatique.


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Si vous êtes observatrices, vous remarquerez que Bastet n'est jamais très loin ....


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 Je vous souhaite un bon et beau 1er mai ...  




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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 07:55


Le temple de Kalabsha, après Philae, est le plus grand sanctuaire de Nubie. Provenant d'un des centres les plus importants de Basse Nubie, connu sous le nom grec de Talmis, il est situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Assouan. Ce temple a été démonté de son site d'origine et reconstruit à 40 kms au Nord, près du Haut Barrage, sur la rive gauche du Lac Nasser.

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Cette entreprise a été réalisée par les Allemands et fut la première du genre. Elle servit de modèle aux autres travaux du même type.

Le temple de Kalabsha dont les fondations remontent au règne d'Amenhotep II, a été édifié sous le règne de l'empereur Augustus sur une structure érigée sous Ptolémée IX. Il comporte tous les éléments classiques d'un temple de l'époque gréco-romaine.
Une tribune prolongée par un quai inachevé reliait l'entrée du sanctuaire au Nil.


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A l'entrée, un pylône massif d'une lourdeur toute romaine, est tourné vers l'est et n'est pas parallèle au reste du bâtiment. Il n'y a aucun relief, si ce n'est un beau disque solaire flanqué de deux uraeus sur le portique.


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Le pronaos du temple comporte de grandes colonnes à chapiteaux campaniformes. Plusieurs d'entre elles ont été reconstruites lors du déplacement du temple.


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Le temple, dont le plan architectural rappelle celui d'Edfou, était dédié à Mandoulis, un dieu local résultant de l'association entre Horus et Isis. Il est tantôt représenté sous sa forme humaine, comme ci-dessous(à droite) avec Isis (au centre) et Augustus (à gauche).


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ou encore représenté sous forme d'oiseau à tête humaine.


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Les parois portent les traces de documents importants dont un décrêt écrit en grec du roi chrétien de Nobades, Silko, célébrant sa victoire sur les Blemmyes, est gravé sur un des murs de la salle hypostyle.
Cette victoire sur l'une des principales tribus de Basse-Nubie écarta définitivement de la scène politique les derniers fidèles de la religion pharaonique et accéléra le Christianisme dans la région. Le temple se transforma en église au VI ème siècle.



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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 17:50


Au début des années 1960, la construction du barrage d'Assouan noya une grande partie de la Nubie sus les eaux d'un lac artificiel long de 500 kms. Si Nasser transigea sur l'archéologie, il en fut hélas tout autrement pour la population.

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Au nom de l'intérêt général, 70000 Nubiens furent déplacés, parfois de force, en aval du barrage avec la promesse dune assistance économique et de la reconstruction de leurs villages.

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Ce fut vrai pour certains, qui s'installèrent en Nouvelle Nubie, dans la région d'Esna et de Kom-Ombo. D'autres abandonnèrent définitivement la vie rurale pour Assouan ou le Caire. Quelques milliers de personnes restèrent sur place (notamment à Abou-Simbel), où elles affrontèrent des années difficiles : absence d'eau potable, agriculture réduite à néant ...
De plus, l'habitat traditionnel, qui obéissait à des règles d'organisation familiale ancestrale, se trouva profondément modifié, et la structure sociale en pâtis.

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Plusieurs temples nubiens furent sauvés grâce à un programme soutenu par l'Unesco et diverses puissances étrangères.... Mais ceci fera l'objet d'un nouvel article.

Moutons, chèvres et canards sont omniprésents dans les villages.

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Les maisons nubiennes sont généralement isolées de la rue par une porte qui s'ouvre sur une cour, lieu de vie important. Un soin particulier est accordé aux façades et aux portes. On y apporte une note colorée ou l'on y raconte son pèlerinage à la Mecque. Même les boutiques tentent de restituer les couleurs et l'architecture des anciens villages traditionnels de la basse Nubie.

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Le chameau est indispensable pour se déplacer dans le désert de Nubie.

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Aujourd'hui, la culture nubienne est à nouveau prise en compte par le gouvernement égyptien (langue enseignée dans les écoles, musique ..). Néanmoins, on ne peut quand même s'empêcher, en contemplant l'immensité bleutée du lac Nasser, de penser à ces merveilleux villages aux murs peints qui gisent désormais sous ce désert aquatique ...


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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 10:20
 


Ramsès II appela son temple "le Temple des Millions d'années d'Ouser-Maât-Rê Uni à Thèbes dans le Domaine d'Amon à l'Ouest de Thèbes". Pour les visiteurs modernes, c'est le Ramesseum, un nom inventé par Jean-François Champollion.

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Il fut construit juste au nord du temple d'Aménophis III, à la limite de la zone cultivée, à côté d'un canal de cérémonie qui partait du temple de Séthi 1er au sud de Médinet Habou. Sa construction fut supervisée par deux fonctionnaires royaux, Penra et Amenemonet, et dura de la première à la vingt-deuxième année de règne du roi. Plusieurs innovations en matière d'architecture religieuse furent introduites dans le Ramesseum. La plus impressionnante est sans doute l'usage de grès au lieu de briques de terre crue pour l'énorme 1er pylône de 37 m de large et 24 de haut à l'origine.  Le pylône est très endommagé, mais il conserve néanmoins des traces de décor visibles sur sa face intérieure (ouest).

Face à l'est, se dresse le 1er pylône par lequel ont pénétré à l'époque à l'intérieur de l'édifice.


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Très dégradé et partiellement effondré, il a conservé sur sa face interne de ses massifs plusieurs scènes de guerre dont la bataille de Quadesh.

LA PREMIERE COURS
:

Entre les 1er et 2ème pylônes, un espace ouvert agréable est couvert d'herbes sauvages avec un beau tamaris, abritant diverses espèces d'oiseaux. Sur le côté sud de la cour s'élevait autrefois une double rangée de colonnes et derrière, une porte menant au palais royal.
Le plan du palais est très similaire à celui de Séthi 1er et à la première version de celui de Ramsès III à Médinet Habou. Derrière le palais, se trouvent les vestiges récemment fouillés de cuisines, de boulangeries et d'un abattoir destinés à pourvoir aux besoins des prêtres et de la famille royale. Sur le côté ouest de la cour, prés des vestiges du IIème pylône la statue colossale de Ramsès II déifié en granit, l'une des plus célèbres statues égyptiennes, s'est effondrée.

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Mesurant à l'originie 17.50 m de haut, cette figure assise du roi pesait plus de 1000 tonnes !  C'est la plus grande statue monolithique jamais sculptée. Le moment de son effondrement n'est pas connu.

LA SECONDE COURS
:

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La seconde cours est pavée de larges blocs de pierre, mais ses murs, colonnes et piliers sont presque totalement détruits. Sur le côté ouest de la cour, trois volées de larges marches mènent à un portique et à une salle hypostyle. Le portique se compose de 10 piliers osiriques et de 10 colonnes en façade. Le mur postérieur présente le roi accompagné dans le temple par Atoum et Montou. L'escalier central  était cantonné de deux grandes statues de Ramsès II. La partie supérieure de l'une d'elles fut emportée par Giovanni Belzoni et vendue au Bristish Museum..

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LA SALLE HYPOSTYLE :


Derrière le portique, trois portes mènent chacune à une grande salle hypostyle dotée de 48 colonnes en grès.

Sur chaque colonne, Ramsès II fait des offrandes aux dieux.

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Sur le mur antérieur, le roi dans son char de guerre attaque un fort hittite à Dapour.

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Le détail de nombreuses scènes de guerre ont donné aux historiens militaires un foisonnement de détails sur les tactiques militaires antiques.
Sur le mur postérieur, sous des scènes où le roi se tient devant Amon et Mout, une longue procession formée de princes royaux et d'une princesse s'avance . Les princes apparaissent dans l'ordre de leur naissance.

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A l'ouest de la salle hypostyle, une porte mène à la salle d'Astronomie. Huit colonnes supportent un plafond orné de constellations et de 36 groupes d'étoiles appelés "décans" qui servaient aux Egyptiens à diviser le ciel nocture.  Sur le mur antérieur, des prêtres portent les barques sacrées. Sur le mur postérieur, Ramsès II et Atoum sont assis à côté d'un perséa. A droite, la déesse Sefkhet est debout avec le dieu Thot qui écrit le nom du roi sur les feuilles de l'arbre.  Au-delà de la salle d'Astronomie, la salle des Litanies présente le roi faisant des offrandes  à Ptah et à Rê. Les pièèces situées à l'arrière du temple sont en mauvais état.

DEPENDANCES
:

Autour du périmètre du temple, une série de pièces en briques de terre crue bien conservées et voûtées servaient de magasins pour les surplus agricoles et les tributs étrangers acquis par le temple avant d'être redistribués.

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Peu après la fin du Nouvel Empire, le Ramesseum fut dépouillé par des citoyens affamés et ses bâtiments servirent de carrière pour d'autres constructions. Les tombes de fonctionnaires royaux plus ou moins importants furent creusées au-dessous dans le roc, de petites chapelles bâties avec ses pierres et finalement une église chrétienne s'éleva parmi ses ruines.



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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 17:08



Le  Sinaï est une péninsule de plus de 60000 km² entourée par la Méditerrannée, le golfe de Suez et le golfe d'Aqaba. Il est bordé par un massif montagneux dont les contreforts plongent dans la mer Rouge dont les rives offrent l'un des plus beaux paysages d'Egypte.


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Peuplé par les Bédouins depuis l'Antiquité, le Sinaï  débute au nord par une plaine côtière cédant progressivement la place à un plateau calcaire, puis au massif montagneux du Sinaï.
Située dans une zone géopolitique sensible, la région a été le théâtre de plusieurs conflits armés depuis la création de l'Etat d'Israël. Redevenu égyptien en 1973, le Sinaï constitue un espoir pour l'avenir du pays.
Les autorités souhaitent y augmenter la surface des terres cultivables grâce à la mise en place de canaux d'irrigation, et de développer l'exploitation de gisements de pétrole et de minerais précieux.

L'excursion jusqu'au sommet du mont Sinaï (où Moïse aurait reçu de Dieu les Tables des dix commandements) culminant à 2285 m vaut la peine.

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Ce massif est renommé pour la variété de ses formes géologiques et ses roches aux couleurs changeantes mais aussi pour son monastère orthodoxe : le monastère de Sainte-Catherine.

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La zone du monastère est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2002.
Sa bibliothèque est la plus riche au niveau mondial en codex et manuscrits anciens après celle du Vatican.

Depuis quelques années, le sud de la péninsule du Sinaï est devenu un lieu de vacances très fréquenté. L'hôtel Sharm el-Sheikh est un magnifique établissement très prisé qui s'est intégré au paysage sans le dénaturer. Il y a encore 20 ans de cela, Sharm el-Sheikh n'était qu'un petit port de pêche aménagé dans le désert.

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La station balnéaire de Dahab dont les plages sont aménagées avec des coussins et tapis de bédouins a su résister aux grandes construtions hôtelières en béton.

Située à la pointe méridionale de la péninsule, le parc national Ras Mohammed est une zone protégée. Les fonds de la mer Rouge sont parmi les plus lumineux et les plus riches en poissons tropicaux.

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La mer Rouge est devenue d'une des destinations priviligiées des plongeurs du monde entier.

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 16:20


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Siwa est à la fois le nom d’une région d’oasis et de la ville centrale de cette petite région égyptienne située à 70 kms de la frontière lybienne. Il s’agit du point le plus oriental de peuplement berbère et le seul en Égypte, ce qui confère à Siwa une de ses singularités.


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Siwa, avec ses trois cents sources d'eau douce aux vertus thérapeutiques et ses palmeraies fertiles, est la plus visitée des oasis du désert libyque.
Les "bains de Cléopâtre" est le bassin qui recueille les eaux de la plus célèbre des sources de l'oasis.

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De nombreux lacs salés existent dans l'oasis de Siwa, attestant de la présence passée de la mer Méditerranée dans cette zone.

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A ses merveilles naturelles s'ajoutent des tombes du Nouvel Empire et le temple d'Aghurmi, où les égyptiens venaient consulter l'oracle de jupiter-Amon. En 331 av JC, Alexandre s'y rendit afin de s'y faire reconnaître comme pharaon.

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L'agriculture est l'activité principale de Siwa. C'est essentiellement une agriculture oasienne irriguée de jardinage en palmeraie : du maraîchage et une arboriculture principalement tournée vers la culture des dattes et des olives en grande partie pour l'huile.

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Bon week-end !

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:00


La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granodiorite découverte dans le village de Rachid (Rosette) en juillet 1799 par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, durant la campagne de Napoléon en Egypte. Elle mesure 112 cm de hauteur pour 76 cm de largeur et environ 28 cm d'épaisseur. Nous pouvons l’admirer au British Museum à Londres où elle est conservée depuis 1802. Elle a toutefois été prêtée au Louvre dans les années 1980.

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Les inscriptions portées sur cette pierre se sont révélées être le même texte reproduit selon trois systèmes d'écritures différentes : des hiéroglyphes, du démotique et du grec.

Akerblad et Silvestre de Sacy se lancèrent dans la première tentative de déchiffrage, sans succès. Ce fut ensuite au tour d'un savant britannique, Thomas Young de se lancer. Hélas, Young ne connaissait pas le copte et peu de textes anciens. Jean-François Champollion se lança très jeune dans la bataille du déchiffrage des hiéroglyphes. Il pressentit que la clé était la connaissance des textes anciens et surtout du copte, langue parlée en Égypte, et descendant de l'ancien égyptien. Après huit années de travail acharné, en 1822, il peut annoncer à la communauté scientifique qu'il a percé le secret. Sa méthode était bonne, puisqu'elle s'appliqua à la traduction d'autres textes hiéroglyphiques.

Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque énonçant les décisions prises le 18e jour du deuxième mois d'hiver de l'an 9 du règne de Ptolémée V Epiphane par l'assemblée des prêtres égyptiens réunis à Memphis pour honorer Ptolémée V Épiphane et Cléopâtre 1 er.Le décret reconnaît Ptolémée V (alors âgé de 14 ans) comme étant le roi de Haute et de Basse-Egypte. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur des stèles de pierre dure, qui seront érigées dans les temples ; le texte doit être rédigé dans l’écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l’écriture populaire (démotique) et le grec.


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