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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 19:30



La palette de Narmer fût découverte par James Quibell en 1894 lors des fouilles de Hiéraconpolis.
En schiste vert, elle mesure 64 cm de haut et 42 cm de large et date de la dynastie 0 environ 3000 ans av J.C.
Vous pouvez l'admirer au musée du Caire ...

C'est un document historique et artistique de première importance. Longtemps, les égyptologues ont interprété les scènes représentées sur les deux côtés comme une célébration de l'annexion de la Basse-Egypte par le roi Narmer de Hiéraconpolis, mais la suite des événements aboutissant à la réunion de l'Egypte reste incertaine  ainsi que le contexte politique des rois de la dynastie 0.

Il est plus vraisemblable que l'entreprise  immortalisée par Narmer concernerait l'issue victorieuse d'une action militaire menée contre Ouash, une localité du Delta.


La face principale de la palette montre le pharaon victorieux passant en revue une double rangée de prisonniers décapités. Il  est suivi par un dignitaire portant ses sandales, et précédé d'un autre notable et de quatre personnages, plus petits, portant chacun une enseigne. Ces derniers, identifiés plus tard comme les "disciples d'Horus" (c'est à dire du pharaon), sont de très anciens emblèmes des premières unités territoriales.

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Coiffé de la couronne rouge de Basse-Egypte, Narmer incarne le souverain du Nord abattant ceux qui se rebellent contre son autorité, celle-ci étant encore renforcée par les attributs qu'il tient dans chaque main : la massue du guerrier et le sceptre royal.
Il est le taureau puissant attaquant la forteresse (partie inférieure), écrasant les ennemis et domptant les forces adverses (partie centrale), symbolisées par des félins aux longs cous entrecroisés.

Au verso de la palette, le souverain victorieux  coiffé de la couronne blanche de Haute-Egypte terrasse l'ennemi d'Ouash.

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Sur les deux faces, le nom du pharaon, à l'intérieur d'un serekh (cadre retangulaire dans lequel fut inscrit le plus ancien des noms de la titulature pharaonique : le nom d'Horus), est flanqué de deux têtes de la déesse Hathor.




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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:50

Pharaon de la VI ème dynastie, Pépi Ier connait un long règne d’une quarantaine d’années. Plusieurs dates indiquent son règne : -2315 à -2265 ou -2332 à 2283. A la mort de son père assassiné, si on en croit les dires de Manéthon, son avènement ne suit pas immédiatement. Les théories divergent sur Ouserkarê qui occupe le trône entre la mort du père et l’avènement du fils. Soit il n’est qu’un usurpateur profitant du jeune âge de Pépi Ier, soit c’est la reine-mère Ipout qui choisit un corégent en attendant que le prince atteigne l’âge d’exercer le pouvoir.

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Sa tombe se trouve à Saqqarah... De sa chambre funéraire, il ne reste que le sarcophage éventré par les  pillards

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C'est à l'intérieur que fut trouvé pour la première fois les textes des pyramides.


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Sous le règne de Pépi Ier, l’Egypte reste stable malgré la montée en puissance et en autonomie des hauts fonctionnaires provinciaux commencée sous la Vème dynastie. Les hautes charges de l'État, en particulier celle de nomarque, ont de plus en plus tendance à devenir héréditaires, sous la pression de leurs détenteurs. Le poids politique croissant face au pouvoir royal de ces lignées familiales de hauts fonctionnaires est illustré par le mariage de Pépi Ier. Le pharaon épouse les deux filles de Khoui, haut personnage noble de la ville d’Abydos pour affermir son pouvoir. Il a deux fils qui deviennent pharaons : Mérenrê et Pépi II.

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Les ruines de la pyramide de Pépi Ier
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De plus, Pépi Ier accordera à certaines grandes institutions religieuses des privilèges, les exemptant par exemple des contributions au fisc royal. Sous la contrainte de pouvoirs locaux puissants, ce types de décrets royaux devaient se multiplier sous les successeurs de Pépi Ier, affaiblissant gravement l'autorité pharaonique. Hors d’Egypte, plusieurs expéditions militaires sont menées contre des peuplades bédouines menaçant les frontières nord-est du royaume. Les relations commerciales restent florissantes avec les pays étrangers. Secondé par des ministres compétents et efficaces, comme le célèbre Ouni, Pépi Ier sait assurer sécurité et prospérité à son peuple. La seule note sombre du règne que nous connaissions est un complot contre le roi dans lequel est impliquée l'épouse royale Amtès. Il échoue, et Pépi confie le règlement de l'affaire à Ouni.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 12:06

Des trois tombes de Deir el-Medineh actuellement ouvertes au public, celle de Pashedou est la plus belle et la moins visitée. Les touristes en sont parfois privés par leurs guides, peu disposés à consacrer du temps à la visite de cette tombe située à une cinquantaine de mètres dans la colline depuis le village de Deir el-Medineh.
L'entrée de la tombe est d'un abord  étrange : 29 marches étroites s'enfoncent profondément dans le soubassement rocheux, menant à une petite salle voûtée unique. Pourtant, cette tombe devrait faire partie de toute visite de la nécropole thébaine.

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La chambre funéraire en direction de l'entrée


Nous savons peu de choses sur Pashedou, hormis les textes de sa tombe.
Ayant vécu à Deir el-Medineh sous les règnes de Séthi 1er et de Ramsès II, il était serviteur dans la Place de Vérité à l'ouest de Thèbes.  Sa spécialité était la maçonnerie de pierre, ce qui signifie qu'il était responsable du creusement des tombes royales dans la Vallée des Rois, qu'il supervisait le travail effectué à l'aide de hachettes pour former des corridors, des chambres et des salles à  piliers.

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Pashedou et sa femme vont en bateau en pélerinage à Abydos


Apparement, la tombe de Pashedou fut découverte en 1834 lors de fouilles illégales entreprises par des appelés égyptiens. Peu après, elle fut visitée par l'artiste écossais Robert Hay, qui reproduisit son décor.


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Porte d'accès à la chambre intérieure avec deux figures d'Anubis couché sur des chapelles


Si vous désirez découvrir le monde de ces artisans, je vous conseille le roman en 4 tomes de Christian Jacq : La Pierre de Lumière.

Bon week-end !

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 07:13


Ménès est le nom du pharaon qui est considéré comme le fondateur de la Ière dynastie thinite. On situe son règne vers – 3150


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On considère généralement qu'il est le roi appelé Méni (ou Mény) par la liste royale d'Abydos et le papyrus de Turin, et Ménès par Manéthon qui lui compte soixante ans de règne. Son règne se perd dans l'origine des mythes égyptiens qui font de lui le premier homme à avoir régné sur l'Egypte après le dieu Horus et les demi-dieux. Il est parfois assimilé au roi Narmer (son prédécesseur) ou au roi Hor-Aha (son successeur). Ces trois pharaons apparaissent à tour de rôle, selon les sources, comme les fondateurs de la civilisation égyptienne, mais les raisons précises conduisant à la formation de l’Etat pharaonique nous échappent encore. Il reste certain, cependant, que la monarchie présenta dès lors les caractéristiques originales qu’elle conserva pendant trois mille ans.
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 17:14


Vizir du pharaon Téti de la VI ème dynastie, Mérérouka épouse une des filles du roi, Seshseshat avec laquelle il a un fils, Méritéti. Il se fait bâtir au nord de la pyramide de Téti à Saqqarah un mastaba où nous pouvons admirer les plus beaux reliefs peints de l’Ancien Empire.  Le plan complexe réunit en une véritable tombe familiale, sa femme ainsi que leur fils dans une trentaine de salles. Aménagée dans son mur nord une niche abrite une remarquable statue de Mérérouka dont l'originale est désormais conservée au musée du Caire.

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Le décor tout entier de la salle et plus généralement de l’ensemble de l’édifice reprend  les scènes de la vie quotidienne. De part et d’autre de la niche, deux représentations de Mérérouka accompagné de son épouse à plus petite échelle assistent au spectacle qui se déroule sous ses yeux.

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D’un côté une scène de fête, de l’autre, un long défilé des troupeaux de bovins tandis qu’en bas est représenté le gavage des hyènes.

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En plus de leur aspect narratif, ces reliefs peints avaient une valeur symbolique. Les chasses et pêches dans les fourrés de papyrus ou le désert, symbolisent la maîtrise de la nature désordonnée. Ses animaux sauvages sont capturés et ramenés vivants. Ils seront gardés ou gavés, assurant ainsi la prospérité du domaine qui symbolise le pays tout entier. De même de grandes scènes montrant les travaux des champs depuis le semis jusqu’à la récolte symbolisent par la succession des scènes les trois saisons qui rythmaient la vie au bord du Nil.

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Mérérouka est représenté plusieurs fois dans l’attitude de la marche, rappelant ainsi la statue dans la niche, semble ainsi être le cœur de cet univers symbolique, son apparition étant à chaque fois placée en meilleure position dans chaque scène. Le reste du mastaba est occupé par différentes salles également historiées et des magasins sans décoration. On y trouve une stèle fausse porte en granite rouge placée au fond d’une pièce précédant la grande salle à piliers ainsi qu’un serdab qui contenait autrefois une autre statue de Mérérouka.


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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 07:03



Jean-Philippe Lauer
 
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Egyptologue français né le 7 mais 1902 à Paris et mort le 15 mai 2001.

Architecte de formation, il rejoint son cousin en Egypte en 1926. Là-bas, Pierre Lacau, chef du service des Antiquités, cherche un jeune architecte pour seconder Firth à Saqquarah. Il soumet sa candidature et Lacau lui propose un contrat. Il épouse Marguerite Jouguet le 1er octobre 1929 à Paris. Firth décède et c’est James Edward Quibell qui le remplace. En 1936, le contrat de Lauer n’est pas renouvelé mais Jean-Philippe reste finalement en Egypte. De 1926 jusqu’à sa mort, il va œuvrer pour rendre visible la grandeur de ce site, ne cessant les fouilles.


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Durant 70 ans, il a remonté bloc par bloc le mur d’enceinte en calcaire blond du complexe funéraire de Djéser bâti autour de la pyramide à degrés de Saqqarah.


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Il a également fouillé le complexe funéraire de Djéser, et mis au jour la chambre avec les céramiques bleues. Il a aussi reconstruit une partie du temple du Ka de Djéser.


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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 16:03

Licht est un site de l’Egypte antique situé à une soixantaine de kilomètres au sud du Caire. On y trouve la première nécropole royale de la XII ème dynastie qui marque le retour du pouvoir à Menphis après son épisode thébain de la XIème dynastie. Amenemhat Ier et son fils y construisirent leurs complexes funéraires fortement inspiré du complexe pyramidal de Pépi II situé à Saqqarah.

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Ces monuments témoignent ainsi de la volonté affichée de la nouvelle dynastie de se rattacher à cette glorieuse époque de l’Ancien Empire. Le site comprend également des pyramides de reines et des tombeaux destinés à la famille royale ainsi que des mastabas offerts par les souverains aux nobles et courtisans royaux de l'époque. Témoignages supplémentaires du retour au valeurs anciennes perdues au cours de la 1 ère période intermédiaire



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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:29


La nécropole d'El-Khokha est située sur la rive occidentale du Nil à Thèbes sur une petite colline au sud-est du site de Deir-el-Bahari.

La plupart des tombes datent  de la XVIII et XIXème Dynasties comme celle de Néferrenpet (T178), scribe du trésor d'Amon sous Ramsès II qui récèle des peintures d'une très grande qualité


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Très rare représentation d'Anubis en momie


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 Le pesage de l'or



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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 20:06



El Kab est le nom actuel de l’antique site de Nekheb (ou Elethya), qui était situé dans le troisième nome de Haute Egypte. La ville se trouve sur la rive droite du Nil, en face de l’ancienne ville de Nekhen, (actuelle Kom el Ahmar). Elle est située à 90 kms au sud de Thèbes et à 32 kms au sud d’Esna.

 
Les vestiges les plus remarquables remontent à la période de Nectanébo (XXX ème dynastie), qui entoura la cité de puissantes murailles.


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Copyright Alain Guilleux    Une promenade en Egypte 

Cette enceinte constitue une énorme masse quadrangulaire. Près des portes monumentales ont été édifiées des rampes par lesquelles on accédait au sommet du rempart. Seules apparaissent encore les ruines des temples situés dans la partie sud-ouest de la ville. Les plus anciennes traces de construction sont datées de la XI dynastie. L'origine du temple de Nekhbet remonte à la XVIII ème dynastie, mais l'ensemble du monument, avec ses trois pylônes, sa salle hypostyle, son naos et ses cryptes, date du règne d'Achôris (début du IV ème siècle av JC). Un temple de Thot est accolé au mur ouest. Il consiste en un pylône de l’époque de Ramsès II, une cour à portique, une salle hypostyle à trois nefs et le naos.
 

La nécropole a accueilli les familles des princes de la ville au Moyen Empire et au début de la XVIIIème dynastie (Nouvel Empire). Les monuments les plus connus sont les tombes d’Ahmès, de son petit-fils Paheri, de Renini, de Setaou et d’Ahmès Pen-Nekhbet

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Scène de banquet dans le tombeau de Paheri


Hors de l’enceinte ont été identifiés les restes d’un temple à déambulatoire édifié sous Thoutmôsis III, un autre de l’époque de Nectanébo, et un hémispéos (temple caverne) partiellement aménagé dans la falaise, de Ptolémée II Evergète.
 
Elle resta une ville importante jusqu'à l'invasion arabe au VIIIème siècle de notre ère où elle fut presque totalement détruite.


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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 18:55


 

Sous l'Egypte ancienne, le coeur est le centre de la vie physique et affective, de la volonté et de l'intelligence.

L'importance du coeur n'est pas moindre dans la religion. Selon la cosmogonie memphite, le dieu Ptah a pensé l'univers avec son coeur avant de le matérialiser par la force du verbe créateur.

La survie comme la vie est impensable sans le coeur.


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Amulettes en forme de coeur


Les embaumeurs, qui retirent du corps les viscères, laissent à sa place le coeur dans la momie. Pour plus de sûreté le livre des morts contient des formules qui restituent au défunt son coeur dans l'au-delà. Le tribunal d'Osiris fait peser le coeur du défunt pour décider si, par sa conduite sur terre, il a mérité l'immortalité.
Le scarabée du coeur, placée sur la momie, est une amulette qui empêche le coeur véritable de témoigner contre le mort.

 
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